#4 Pourquoi les RPS sont-ils souvent difficiles à identifier sans enquête ?
- Sondage CSE

- 20 janv. 2025
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Les risques psychosociaux sont parmi les plus complexes à identifier.
Contrairement aux risques physiques, ils ne sont pas toujours visibles et s’expriment rarement de manière explicite. Pour le CSE, cette invisibilité rend l’enquête particulièrement utile.
Les salariés hésitent souvent à parler de leur mal-être. Crainte d’être jugés, peur des conséquences, banalisation de la fatigue ou du stress : de nombreux freins empêchent une expression spontanée. Les RPS restent alors sous-jacents.
Par ailleurs, les signaux sont souvent diffus. Une surcharge ponctuelle, une tension relationnelle ou une perte de sens peuvent sembler anodines isolément, mais leur accumulation peut générer un risque important. Sans outil structuré, ces signaux passent inaperçus.
L’enquête permet de créer un cadre sécurisé et collectif. L’anonymat favorise l’expression et permet de recueillir des perceptions sincères. Les réponses individuelles deviennent des indicateurs collectifs.
L’enquête permet également d’objectiver des ressentis. Elle transforme des impressions en données analysables, ce qui facilite la discussion et évite les interprétations subjectives.
Pour le CSE, l’enquête constitue enfin un support de dialogue. Elle permet d’aborder les RPS sur la base de constats partagés, plutôt que de situations isolées.
En résumé, les RPS sont difficiles à identifier sans enquête car ils sont diffus, sensibles et souvent tus. Pour le CSE, l’enquête est un outil indispensable pour rendre visible ce qui ne l’est pas spontanément.
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