#26 Que faire concrètement après une enquête sur les risques psychosociaux (RPS) ?
- Sondage CSE

- 19 mai 2025
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Une enquête RPS ne constitue pas une fin en soi. Une fois les résultats analysés et restitués, la question centrale est celle des suites. Pour le CSE, cette phase post-enquête est déterminante : c’est elle qui donne du sens à la démarche et conditionne la confiance des salariés.
La première étape consiste à prendre du recul collectivement. Les élus doivent s’approprier les résultats, confronter leurs lectures et s’assurer d’une compréhension partagée. Cette phase est essentielle pour éviter des réactions à chaud ou des décisions précipitées.
Vient ensuite le travail de priorisation. Les résultats mettent souvent en évidence plusieurs facteurs de risques. Le CSE ne peut pas agir sur tous les sujets simultanément. Il doit identifier ceux qui apparaissent comme les plus structurants,
les plus partagés ou les plus préoccupants.
Il est également important de distinguer ce qui relève d’actions rapides (clarification de règles, ajustements organisationnels, amélioration de la communication) de ce qui nécessite une prévention de fond (évolution des pratiques, réflexion sur l’organisation du travail, accompagnement managérial).
La communication joue un rôle clé. Même si toutes les actions ne sont pas encore définies, informer les salariés des grandes orientations envisagées permet d’éviter l’impression d’une enquête sans suite.
Enfin, le CSE doit inscrire les actions dans un cadre réaliste. Annoncer peu d’actions, mais réalisables et suivies dans le temps, est souvent plus crédible que multiplier des engagements difficiles à tenir.
En résumé, après une enquête RPS, l’essentiel est de transformer les constats en démarches de prévention progressives et cohérentes. Pour le CSE, cette phase est celle où l’écoute se traduit concrètement en action.
que faire après une enquête RPS
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