#11 Pourquoi l’anonymat est-il absolument central dans une enquête RPS ?
- Sondage CSE

- 17 mars 2025
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L’anonymat est un pilier fondamental de toute enquête RPS. Sans cette garantie, la parole des salariés risque d’être partielle, prudente, voire absente. Pour le CSE, assurer et expliquer l’anonymat conditionne la crédibilité de l’ensemble de la démarche.
Les RPS touchent à des dimensions sensibles : stress, surcharge, relations hiérarchiques, reconnaissance, conflits de valeurs. Les salariés peuvent craindre que leurs réponses soient identifiables, avec des conséquences sur leur situation professionnelle. Même lorsque ces craintes sont infondées, elles influencent fortement la sincérité des réponses.
L’anonymat permet de lever ces freins. Il crée un espace sécurisé dans lequel les salariés peuvent s’exprimer sans se censurer. Cette liberté d’expression est indispensable pour identifier des situations de travail réellement problématiques.
Pour le CSE, garantir l’anonymat ne se limite pas à une mention dans le questionnaire.
Il s’agit d’un ensemble de choix méthodologiques : absence de questions identifiantes inutiles, regroupement des profils lorsque les effectifs sont faibles, seuils minimaux pour l’analyse par segments.
Il est également essentiel d’expliquer concrètement comment l’anonymat est préservé. Les salariés doivent comprendre que leurs réponses sont traitées de manière collective et qu’aucune exploitation individuelle n’est possible.
L’anonymat protège aussi le CSE. Il permet de baser les échanges sur des constats globaux, et non sur des situations individuelles, ce qui limite les tensions et les interprétations personnelles.
En résumé, l’anonymat n’est pas un détail technique. Pour le CSE, il est la condition indispensable d’une enquête RPS sincère, utile et responsable.
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