Le CSE peut-il lancer un sondage sans l’accord de la direction ?
- Sondage CSE

- 1 oct. 2024
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C’est une question fréquente, et parfois source d’hésitation pour les élus : le CSE doit-il obtenir l’accord de la direction pour interroger les salariés ?
Dans les faits, le CSE peut parfaitement être à l’initiative d’un sondage. Il s’inscrit dans ses missions de représentation des salariés et d’amélioration des conditions de travail, notamment lorsqu’il s’agit de recueillir l’avis des salariés sur des sujets relevant de son champ d’action.
Il n’existe pas d’obligation légale imposant l’accord préalable de la direction pour lancer un sondage CSE, dès lors que :
le questionnaire respecte l’anonymat des répondants,
les données collectées sont conformes au RGPD,
le sondage n’a pas pour objet de nuire ou de contourner les prérogatives de l’employeur.
Cela étant dit, informer la direction reste souvent recommandé, notamment pour des raisons pratiques :
faciliter la diffusion du questionnaire,
rassurer les salariés sur la démarche,
éviter les incompréhensions ou tensions inutiles.
Dans certains contextes, le soutien (ou a minima la neutralité) de la direction peut également avoir un impact positif sur le taux de participation.
En revanche, le CSE doit rester vigilant à conserver son indépendance : le sondage doit être conçu pour recueillir l’expression des salariés, sans intervention sur le contenu des questions ou sur l’analyse des résultats.
En résumé, le CSE peut être force de proposition et d’initiative. Le dialogue avec la direction est souvent utile, mais il ne doit pas remettre en cause l’objectif premier du sondage : donner la parole aux salariés.
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