#8 Faut-il aborder les risques psychosociaux dans une enquête QVCT ?
- Sondage CSE

- 24 févr. 2025
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Les risques psychosociaux (RPS) font souvent l’objet de réticences lorsqu’il s’agit de les aborder dans une enquête. Crainte de tensions, peur de mettre en difficulté certains acteurs, appréhension des résultats : ces freins sont fréquents. Pourtant, les RPS sont indissociables de la QVCT.
Les risques psychosociaux regroupent des situations de travail susceptibles de générer stress, mal-être ou souffrance : surcharge de travail, manque d’autonomie, conflits, insécurité, exigences émotionnelles, manque de reconnaissance. Ces facteurs ont un impact direct sur la santé des salariés et sur le fonctionnement collectif.
Aborder les RPS dans une enquête QVCT ne signifie pas accuser ou désigner des responsables. Il s’agit de mesurer des perceptions, pas de juger des intentions. Une formulation neutre et factuelle permet de recueillir des indicateurs utiles sans dramatiser.
L’enquête offre un cadre sécurisé pour aborder ces sujets sensibles. L’anonymat permet aux salariés de s’exprimer librement, y compris sur des aspects qu’ils n’oseraient pas évoquer autrement. Pour le CSE, c’est un moyen d’objectiver des signaux parfois diffus.
Il est important de limiter le nombre de questions et de les intégrer dans une approche globale. Les RPS ne doivent pas être isolés du reste de la QVCT, mais mis en perspective avec l’organisation du travail, le management et les conditions d’exercice.
Enfin, le CSE doit anticiper la suite. Aborder les RPS implique d’être prêt à en discuter, à restituer les résultats avec pédagogie et à participer à une réflexion collective sur les actions possibles.
En résumé, intégrer les RPS dans une enquête QVCT est pertinent et souvent nécessaire. À condition de le faire avec méthode, neutralité et dans une logique d’amélioration collective.
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